
RENAULT

Dernière mise à jour : 26/05/2010
Les années 70...

Petit historique, suite...
Chez Renault, le fait le plus marquant est l'arrivée de la petite Renault 5, une petite citadine qui va battre
des records de production et des records d'affection.

Mythique R 5

La R5 est, et au même titre que la 4 CV ou la 4L, le modèle de voiture "populaire" par
excellence. En 1972, année de sa sortie, la 5 est disponible en deux versions, L et TL.
Arrivée à l'aube du crash pétrolier, la "5" va cependant connaître le succès. Ses atouts pour plaire sont nombreux.
Charmante, sécurisante, habitable, elle bénéficie d'un hayon fort pratique, est proposée en diverses couleurs,
peut recevoir de nombreuses options en plus d" l'équipement de base. Disponible d'abord en 3 portes, il faudra attendre 1979
pour pouvoir disposer d'une version 5 portes. Au cours de cette période, la Renault 5 va prendre son essor.

De 5 % de part de marché à sa sortie, elle s'installe vite en tête des ventes avec 11 % du marché en 1974. Avec la version
cinq portes, cette place est confirmée et la "5" s'offre même le luxe d'atteindre le second rang mondial en 1979.
En 1974, la gamme va s'enrichir de la version LS qui, très vite, laisse sa place à la TS. En 1976 apparaît la
version GTL qui marque un nouveau chapitre dans l'évolution de la voiture. Cette même année, l'arrivée de la
5 Alpine permet d'élargir la gamme et d'offrir une petite version sportive qui sera très appréciée.
En 1980, la moitié de la production Renault est consacrée à cette petite voiture qui, en 1992, en cumulé avec la
Supercinq, aura été produite à 5.580.626 exemplaires, toutes versions confondues.

R 5 TL 1976 et R 5 1976
Norev
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Entre 1972 et 1984, la Renault 5 a donc connu un succès considérable. Ce fut la
voiture la plus vendue en France. Au cours de sa carrière, de nombreuses versions virent le jour, de la première, la L, au
moteur emprunté à la R 4 L, à la Lauréate, dernière série limitée produite
en finition L, TL, GTl et Turbo. Entre ces deux modèles, rappelons quelques
spécimens, la TL en 1973, la LS en 1974, la 5 Alpine, la plus sportive en 1977,
la 5 Automatic de 1979, la 5 Turbo de 1980, suivie par la Turbo 2 de 1982, sans
oublier pour finir la Campus et la Super Campus de 1982 et 1984. La
Lauréate servira de tremplin au lancement de la Supercinq.

R 5 Le Car Van Heuliez 1979
Universal Hobbies
|
L’inspiratrice de Le Car Van, c’est la Renault 5
spécialement adaptée au marché américain. En 1977, les maîtres du marketing
l’avaient baptisée « Le car by Renault » et voulaient en faire un
objet de mode. Quelques centaines d’exemplaires seront écoulés à Manhattan,
mais la Renault Le Car ne connaîtra finalement qu’un succès d’estime dans une
Amérique qui n’était pas encore mûre pour rouler à l’échelle européenne. Renault
proposera ensuite, pour le marché français une série spéciale « Le
Car », à la fin de l’année 1978. S’inspirant du modèle américain, la
« Le Car » sera commercialisée à 6.000 exemplaires en France, et
8.000 exemplaires en Europe. L’idée de faire une série spéciale à partir de la
« Le Car » germât dans l‘esprit d’un journaliste de la rédaction de
Lui qui imagina un Van. Le défi, transposer dans la modeste Renault 5
l’ambiance des vans américains. Il confia son idée à Heuliez qui réalisa un
prototype. Le Car Van « de série », sur base de R 5 TS sera
disponible à partir de janvier 1979. Par la suite, Heuliez proposera même une
version utilitaire très appréciée par les commerçants. La production se
terminera en 1983, après environ 450 exemplaires. Certaines adopteront les
motorisations des versions R 5 « Automatic » et « Alpine ».
R 6


Présentée au public en 1968, la R 6 se place, au sein de la gamme de la Régie, entre la R4 et la R16.
Malgré son succès relatif, la Renault 6 a souffert, au cours de sa carrière, d'un handicap majeur, celui de remplacer la
très populaire R 4L. Cette R 4 qui n'en finit pas de séduire la clientèle et qui n'a aucune envie de sortir du catalogue. Les
débuts chaotiques de la petite Renault de 1961 avait mit très vite les dirigeants de Renault devant une obligation, lui
trouver une remplaçante.

R 6 TL Phase II 1974 et 1976
Norev |
Au moment ou l'étude fut lancée, la 4L trouva la sympathie du public et devait faire le "carton"
que nous connaissons. La R6 ne fut pas pour autant condamnée, le projet entamé fut mené à bien et, amélioré, donna naissance
à une voiture plus finie, plus élégante, une petite R16 pour la gamme moyenne.
Mal positionnée, la R6 se taille toutefois une réputation de voiture vaillante,
apte à passer (presque) partout et dans un confort certain.
Avec sa silhouette passe-partout, son habitabilité certaine (dans un habitacle très clair grâce à
ses 6 vitres latérales), une mécanique sans soucis, la R6 séduira mais restera
toujours en retrait par rapport aux modèles de la concurrence.
En 1970, la R6 évolue, délaissant le 845 cm3 de 38 chevaux pour le 1.108 de 50,5 chevaux. Baptisée TL, elle subira un
lifting en 1974, avec une calandre modifiée, noire aux phares carrés, de nouveaux optiques arrière, une protection latérale noire courant tout au
long de sa robe, et de nouvelles teintes de carrosserie. L'intérieur est également revu, avec des sièges séparés à l'avant
sur la L, comme sur la TL mais moins élégants cependant, des accoudoirs aux places avant, un miroir de courtoisie,
et des cendriers aux places arrière. de nombreuses options permettent également d'enrichir visuellement et confortablement
la version TL. La R6 quittera le catalogue en même temps que la R 16, au cours de l'année 1980. Celle qu'elle devait remplacer,
la R 4L, poursuivra de son côté sa petite carrière à succès encore quelques années.
Rodeo

La Rodéo est dévoilée en 1970, basée sur la même
plate-forme que la R 4. La carrosserie, très originale est en polyester, déclinée
en 4 versions, Evasion, Chantier, Coursière et Quatre-Saisons. On peut
ajouter, éventuellement, l'Artisanale, qui dispose de la même capote que la Quatre Saisons mais
sans vitres latérales sur les flancs. Sous le capot, on retrouve le 4 cylindres 845 cm3 de la R 6,
qui évoluera en 1.108 cm3 32 ch. lorsqu'elle deviendra Rodéo 4, la Rodéo 6 adoptant le 1.108 cm3
de 48 ch. En 1980, ce sera le 1.289
cm3 de la R12. Avec ce véhicule, Renault espère se positionner en concurrent
privilégié de la Citroën Méhari.


Deux Rodéo seront produites, la première sur la base de la R 4, la Rodéo, et
la seconde sur la base de la R 6 TL, la Rodéo 6. Cette dernière sera
commercialisée à partir du mois d'avril 1973, et de ce fait, la première devient
Rodéo 4. Elle se distingue de la première par sa calandre différente, plus haute
et pourvue de phares rectangulaires, et son capot avant différent. Les deux
modèles seront construits par la société ACL, Ateliers de Construction du
Livradois, entre 1970 et 1986, une production de 60.000 unités. ACL deviendra
Theihol en 1978.
En 1979, la Rodéo reçoit une nouvelle carrosserie entièrement nouvelle. La plate-forme est désormais celle de la
Renault 4 GTL "Pistes". Pare-chocs épais, blocs optiques intégrant les phares, les feux de position et les
clignotants à l'avant, boucliers intégrant des feux de R 4 fourgonnette à l'arrière. A l'intérieur, l'habitacle
reçoit des sièges de Renault 5, un nouveau tableau de bord et une boite à gants fermant à clef. Le pare-brise, lui,
n'est plus rabattable. En juillet 1981, la Rodéo 4 et la Rodéo 6 disparaissent pour laisser place à une nouvelle
version dessinée par Michel Velay, la Rodéo 5.¨Plus moderne, elle sera au catalogue jusqu'en 1986.
Rodeo suite
Comme la Rodeo 4, qui succéda à la R4 Plein Air de Sinpar,
la Rodeo 5 est produite par ACL, une filiale de Teilhol. Plus robuste, plus
sécurisante que la Rodeo 4, cette nouvelle mouture bénéficie également d’un
nouveau moteur, le 845 cm3 des versions précédentes n’étant plus construit.
C’est donc le moteur de 1.108 cm3 des Renault 4 GTL qui vient se greffer sous
le capot de la voiture. Dans l’habitacle, la simplicité règne toujours. On note
cependant le tableau de bord provenant de la Renault 5, un brin de modernité.
Elle apparaît en 1981 et sera vendue jusqu’en 1957. Elle n’aura pas de
successeur dans la gamme Renault.

Rodeo 5 "4 saisons" Teilhol 1982
Universal Hobbies |
A noter que la gamme Rodeo fut complétée, entre 1972 et 1981
par la Rodeo 6. Ce modèle disposait également du moteur de la R6 TL. En 1979,
une nouvelle motorisation sera disponible avec le moteur de 1.289 cm3 de la R5
GTL. Elle sera produite jusqu’en 1981. Une série limitée de la Rodeo sera aussi
diffusée, en 1984, sous le nom de Rodeo Hoggar. En 1976, les Rodeo perdront le logo ACL pour adopter celui
de Renault.
R 12

R 12 TL 1970
Solido et Ixo |
Au Salon de Paris de 1969, le public découvre la nouvelle berline issue du projet 117, la Renault 12. Avec ce modèle,
la Régie comble un vide entre son haut de gamme représenté par la R16, et la R10 vieillissante. Avec sa structure
monocoque, elle se décline en 4 versions, L, TL, TS et TR, cette dernière étant dotée d'une boite automatique.

La TL est, elle, une vraie familiale quatre/cinq places, alors que la TS à plutôt une vocation sportive. Très vite,
le succès va pousser la Régie à augmenter sa cadence de production, un succès qui fera de la R12 le modèle
le plus vendu dans les années 75/76. En 1976, Renault produira 397.713 exemplaires de la 12,
grâce à une gamme bien ciblée, de la L jusqu'à la Gordini, sans oublier le break.

R 12 Break 1971
Norev et Solido |
Le break R12 signe le retour de la Régie à la carrosserie longue, une offre absente du catalogue depuis la fin de la
carrière de la Frégate. Le break annonce de suite la couleur en offrant de l'espace et
de la praticité. Pouvant transporter quatre/cinq personne et
disposant d'un chargement de 910 dm3, il peut, en configuration banquette arrière rabattue, offrir 1.650 dm3 de charge.
Pour la mécanique, la voiture
emprunte l'essentiel de sa mécanique à la berline, le 4 cylindres de 1.289 cm3.

R 12 Gordini 1971 et 1972
Norev, Norev et Ixo |
Reconnaissable de suite au premier coup d'oeil grâce à sa robe bleu zébrée de deux bandes blanches, comme sa devancière
la R 8, la 12 Gordini embarque un 1.565 cm3 revendiquant 125 ch. Ainsi dotée, la voiture atteint la vitesse maximale de 185 km/h,
une performance fort appréciée par les pilotes amateurs, même s'ils sont
nombreux à rester fidèles et s'accrochent encore à la
R 8 Gordini. Il est vrai que les deux voitures sont bien différentes, ne
serait-ce qu'au niveau de la transmission. L'attachement à la R 8 vient aussi du
fait que la R 12 est beaucoup plus chère.
Les 126 premières R 12 Gordini, totalement dépouillées, seront destinées aux participants de la Coupe du même nom
et ce, dès 1970. La production s'achèvera en 1974, après 5.188 exemplaires produits. Le modèle sera commercialisé
jusqu'en octobre et seuls 271 exemplaires du millésime 1974 seront vendus. Malgré ses qualités, la R 12 Gordini
n'a jamais remplacé la 8 dans le coeur des fanatiques. Pour ces derniers, la R 12 reste cependant la dernière
vraie "Gordini", les R 17 n'étant, pour eux, qu'un simple coup de marketing.
R 15 et R 17


R 17 TS 1972 et 1974
Norev |
Bien que construits sur la plate-forme de la R 12, les
deux coupés 15 et 17 possèdent leur propre silhouette, très distinctes de la
berline.
Comment reconnaître au
premier coup d'oeil une R 15 et une R 17. Simplement en regardant la partie arrière latérale. La grande vitre permet une
meilleure luminosité de l'habitacle. Si la 17, plus sportive, monopolise
l'attention à sa sortie en 1971, la 15 séduit par son confort soigné. Le
passager arrière est bien plus à l'aise. La version TL "Phase II de 1976
subit une retouche de carrosserie et les plus exigeant choisiront la version GTL
qui adopte l'équipement intérieur de la 17. La nouvelle ligne de cette "Phase II"
est soulignée par l'adoption d'une nouvelle calandre pour un nouvel avant, plus
lisse, qui rajeunit la voiture.

R 14


R 14 1976
Norev et Solido |
Sortie en janvier 1976,
comparée à une poire par une campagne publicitaire mal perçue en 1977, la R14 ne connaîtra pas le succès
espéré par la Régie. Pourtant, cette voiture méritait mieux. Malgré ses qualités, ses formes tout en rondeurs
n'ont pas plu. Lancé sans doute trop trop, peut-être trop placide, la R14 était une voiture à vivre, à une
époque ou la mode était encore au voiture à piloter. Sorte de cocon, la R14 était conçue pour le bien-être
de ses occupants, pas pour la vitesse.

R 14 GTL 1979 et GTS 1980
Norev et Ixo |
Après les R4 L et TL, Renault proposa la GTL, mieux finie, mieux équipée. La version TS n'apparaît qu'en 1979 et reste,
sans doute, la version la plus attrayante de la gamme. Elle a plus de caractère, son profil est plus dynamique, la calandre
est allégée et surtout, sous le capot, dispose d'un moteur 1.218 cm3 de 69 ch. En 1980, ce dernier sera changé pour un
1.360 cm3 de 70 ch. Ensuite, sa carrière sera discrète, sans changements, jusqu'en 1983.
R 18 - R 30

R 30 TS 1975 et 1976
Norev |

R 18 1978 et 1977
Norev et Solido |
La Renault 18 succède à la R12 en 1978. Adoptant la traction avant de son aînée, la Régie a définitivement mis au
placard le "tout à l'arrière". Un peu plus grande que la 12, la 18 est plus moderne de ligne, un peu plus bourgeoise,
sans pour autant atteindre le niveau des Renault 20 et 30. Ces atouts en feront la préférée des familles aux moyens
limités, préférant la banlieue aux quartiers huppés.
Berline ou break, essence ou diesel, la R18
adoptera aussi un tempérament de sportive, notamment avec le moteur Turbo.
Avec la Renault 18, Renault réinvente le break. Souvent adoptés par les professionnels, artisans, commerciaux, livreurs, etc,
la R18 fait de l'oeil aux familles nombreuses qui rechignent à adopter un break classique. Avec la R18 break, le client retrouve
le plaisir de la berline, ainsi que son confort. Proposée dès 1979, le break est proposé, dès sa sortie, uniquement en version
haut de gamme, la GTS. Quelques mois plus tard, il sera disponible avec boite automatique, une manière de se différencier des
autres breaks du marché. En 1983, le break peut recevoir le Turbo, ce qui permet à la voiture d'atteindre les 190 km/h.

Les Type 2 apparaissent en 1984, adoptant au passage quelques accessoires issus de la Fuego,
tableau de bord, becquet arrière et volet sur la calandre. La Type 2 annonce la
fin du modèle qui sera remplacé par une autre surprise, la 21 Nevada.
Après la TL et la GTL, la TS et la GTS, Renault propose une nouvelle version de sa berline familiale, une version
plus sportive, la première dans son genre. Présentée en 1980, elle se distingue nettement des autres modèles de la gamme
en adoptant des jantes en aluminium empruntées à la Fuego GTX 2 litres, un becquet arrière et des décorations sur les bas de caisse.
L'inscription "Turbo" apposé sur la malle arrière permet à ceux qui ne l'aurait pas remarqué, qu'ils ont à faire à une
R 18 pas comme les autres. A l'intérieur, la finition est plus luxueuse, sans atteindre néanmoins le niveau des BMW de l'époque.

La R 18 Turbo offre une liste d'équipement non négligeable, comme le verrouillage centralisé des portes, les vitres électriques,
le volant cuir, les phares à iodes avec lave-phares, le pare-brise feuilleté, quatre ceintures à enrouleur, et un tableau de bord
complet. Dotée d'un moteur dérivé de celui de la R12 Gordini, un 4 cylindres 1,6 litres équipé d'un turbocompresseur Garrett
(qui n'a rien de très moderne mais qui se montre fiable), la "Turbo" revendique de bonnes performances. Elle atteint 185 km/h en pointe.
En 1983, elle évolue, délaissant son spoiler avant pour un bouclier en matière synthétique plus enveloppant. Le moteur gagne
15 chevaux, ce qui mène à 125 chevaux au lieu de 110 ch. Après un dernier "coup de jeune" en 1984, la R 18 Turbo est retirée de la production
durant l'été 1985. Sa remplaçante, la R 21 2 litres Turbo n'arrivera qu'en 1988.
R7 ou Siete

La "7", par FASA-Renault, en Espagne

Siete 1975 et 7 TL de 1979
Ixo et Universal Hobbies |
La Siete est en fait une version tri-corps de la Renault 5, une 4 portes avec coffre et pare-chocs métalliques.
Elle fut produite par FASA-Renault pour le marché espagnol à 240.000 exemplaires, entre 1974 et 1982.
Commercialisée sous le nom de Siete à sa sortie, elle sera rebaptisée "7" en 1979, subissant dans le
même temps un léger restylage.
Petite transformation