RUSSO-BALTIQUE    

Dernière mise à jour : 26/05/2010

La plus ancienne des marques russes...

Petit historique

La marque Russo-Baltique est la plus ancienne marque de Russie, puisque fondée en 1869 à Riga, en Lituanie, région intégrée à l'époque dans l'Empire russe. Destinée à produire des constructions mécaniques diverses et en quelques années, l'entreprise va devenir l'une des plus importantes de l'Empire. Elle construira des wagons de chemin de fer et du matériel agricole dont l'Empire a grand besoin. Elle exportera même ses produiis à l'étranger, comme en Italie.

C'est en 1907 que la branche automobile est créée, elle fêterait donc aujourd'hui ses 100 ans. N'ayant aucune expérience dans ce domaine, Russo-Balt se tourne vers l'Europe pour trouver une automobile à produire. Elle va signer un accord avec la firme belge Vilvoorde, constructeur lui aussi de matériel ferroviaire mais producteur également d'une voiture mise en production dès 1906, une réalisation d'un jeune suisse dénommé Julien Potterat. Licence acquise, Russo-Balt va produire sa première voiture, en ayant pris le soin d'engager le jeune ingénieur comme directeur du département automobile à Riga. La 24 HP sortira dès le printemps 1909 et, pour la tester, sera conduite de Riga à St-Petersbourg, trajet effectué en 9 heures, une belle performance (vu l'état des routes) qui fera une excellente publicité à la jeune marque.
Dotée d'un moteur 4 cylindres de 4,5 litres, la 24 HP donnera naissance à la série C, gamme qui évoluera en cylindrée et en puissance au fil des années. Un journaliste, André Nagel, inscrira l'une de ses Type C au Rallye de Monte-Carlo 1912. Méritant d'être classé dans les premiers, il ne sera que 9e, sa voiture ayant été jugée trop laide lors du concours d'élégance. Il participera également à d'autres épreuves, en Europe comme en Afrique.

C 24/30 Landaulet 1910
Fab. Russe
Pendant la Première Guerre, la production d'automobiles sera délaissée pour la production de bus et de camions. Le front se rapprochant de Riga, le matériel et le stock sera déménagé vers les usines de St Petersbourg, Moscou et Tver. Quelques voitures seront alors construites dans ces unités mais tout stoppera au moment de la révolution de 1917.
Les Type C 24/40, les types K 12 CV apparus en 1911 et les Type E apparus en 1912, sont les trois gammes produites par Russo-Balt. Seul le Type C, aura encore un avenir après la révolution. En 1922, la production reprendra en petite série, sur la base des C 24/40 et sous le nom de Prombon. Tout s'arrêtera une nouvelle fois en 1923. Sur les Russo-Baltique d'avant-guerre, on peut apercevoir sur le radiateur, les armoiries de Russie et l'Aigle Impérial comme mascotte, le Tsar ayant autorisé la marque à les utiliser. Ils disparaîtront à la Révolution.

C 24/40 Torpédo 1912
Fab. Russe
Adolphe Kégresse fut, pendant quelques années, le responsable du parc automobile du Tsar. c'est au cours de cette période qu'il mit au point sa première voiture à chenilles, une Russo-Balt conçue pour que le Tsar puisse utiliser sa voiture pendant les périodes hivernales, période ou les routes n'étaient plus que des chemins recouverts de neige. Son système breveté, il reviendra en France pour le proposer à Citroën qui l'utilisera pour ses légendaires croisières jaune et noire.

Aujourd'hui, on peut souhaiter une renaissance, un groupement d'ingénieurs et d'étudiants ayant ressuscité la marque en dessinant une curieuse automobile, l'Impression. Elle a été présenté au Salon de Genève au cours du mois de mars. Une dizaine, voir une quinzaine d'exemplaires devrait voir le jour, à un tarif encore inconnu. La voiture serait cependant destinée à de riches clients, les succursales de la marque devant être implantées en Russie, à Monaco et au Moyen-Orient.