MITSUBISHI    

Dernière mise à jour : 12/05/2010

Après les bateaux et les avions Zéro, l'automobile...

Petit historique

Fondée en 1850 par Yataro Iwasaki, la firme Mitsubishi est une entreprise de transport maritime exploitant des bateaux à vapeur. Ce n'est qu'en 1917 qu'une automobile Mitsubishi apparaît, mais ce n'est qu'un essai. Seules 20 voitures baptisées Model 1 seront construites, les premières voitures privées japonaise. Le projet sera purement et simplement abandonné. Il faudra attendre quelques années pour voir apparaître les premières automobiles Mitsubishi, des Jeep en 1953, la A10 en 1959. Suivront les 500, Colt 600 et Minica en 1962.

Yataro Iwasaki (1834/1885)

Galant

Galant GTO 1970
Ebbro
Colt
La Mitsubishi Colt débuta sa carrière en 1962, et inaugure une série de véhicules qui, de nos jours, en est à la 7e génération. En 1962, elle est proposée sous le nom de Colt 600, et vient renforcer la gamme au côté de la Mitsubishi 500 comme petit véhicule sportif. A cette époque, Mitsubishi n’est pas encore autonome et les productions sortent des filiales de la Mitsubishi Heavy Industries. En 1963, une version plus poussée voit le jour, la Colt 1000, qui sera suivie par la Colt 800 et la Colt 1500 en 1965, puis la Colt 1100 en 1966. Depuis, la Colt a subit de nombreuses modifications, techniques comme stylistiques. Après les générations 1983, 1987, 1991, 1995 et 2002, et un petit lifting en 2008, une nouvelle génération devrait apparaître en 2012. En attendant, la Colt fait toujours partie des petites voitures très appréciée en Europe.

Colt 1982
Minichamps
Lancer Evo

Lancer Evo VI 1999 et Evo VIII 2004
Hongwell et Auto Art
La Lancer Evolution, plus connue sous le nom d'Evo ou lancer Evo, est apparue en 1992. Dérivée de la berline compacte Lancer, l'Evo est prévue pour porter le nom de Mitsubishi dans les rallyes du Championnat du monde, en WRC. Elle va remplacer la Galant VR-4. Dotée d'un moteur 4 cylindres en ligne de 2 litres turbocompressé, issu lui aussi de la Galant. Elle dispose également d'une transmission intégrale.

Dix premières Evo en bref

- La première est l’Evolution I, apparue en septembre 1992. Le moteur 4 cylindres 2 litres turbo compressé développe alors 250 ch. Elle sera vendue en deux versions, RSG et RS.
- La seconde Evolution, l'Evo II, apparaît en décembre 1993. L'amélioration réside à corriger et améliorer le comportement. La puissance passe également à 260 ch.
- L'Evo III qui apparaît en janvier 1995 voit sa puissance poussée à 270 ch., grâce à un nouveau Turbocompresseur. Côté carrosserie, la face avant adopte de plus grandes prises d'air, les jupes latérales et arrière sont redessinées et l'aileron arrière est modifiée.
- L'Evo IV de 1996 est dispo en version RS et RSG. La RS a été conçue comme une voiture de compétition, avec deux différentiel. Un nouveau compresseur augmente encore la puissance qui passe à 280 ch. Pour se distinguer des versions précédentes, l'Evo IV se voit gratifier de deux grands anti-brouillard dans la pare-choc avant, en option sur la RS.
- L'Evo V, de 1998, n'est pas trop retouchée. Elle adopte simplement des voies plus larges et des roues de 17 pouces.
- L'Evo VI évolue au niveau de l'aérodynamique. Le moteur subit quelques modifications mais ne bouge pas en puissance.
- l'Evo VII de 2001 est nouvelle, plus grande.
- L'Evo VIII arrive en 2003 avec un moteur allégé, un turbo augmenté en pression. L'aérodynamisme a été amélioré et une version MR, plus puissante sera lancée en 2004.
- L'Evo IX arrive en mars 2005. Le moteur est encore amélioré et la puissance atteint 286 ch.
- L'Evo X dispose d'un nouveau moteur, un quatre cylindres 2 litres 16v turbo. Agressive, elle dispose d'un nouveau châssis entièrement revu.

En rallye

Après différente évolutions, la Lancer Evolution VI donne à la marque japonaise sa seconde victoire consécutives au Monte-Carlo en 2000. Il y en aura une troisième en 2001. En 2000, la Lancer s'impose devant les Peugeot 206 WRC, Subaru Impreza et Ford Focus, pourtant plus évoluées. Il faudra toute la science de Makinen pour parvenir à placer la voiture trois nouvelles fois sur le podium, en Argentine, au RAC et au San Remo. Si la Lancer est encore au départ en 2001, c'est en attendant l'arrivée de sa remplaçante, la Lancer WRC.

Lancer Evo VI Monte-Carlo 2000 - 1er - Tommi Makinen/Risto Mannisenmäki
Ixo
Depuis 1996, Tommi Makinen convole avec Mitsubishi et pour la marque, remporte 4 titres de Champion du monde, en 1996, 1997, 1998 et 1999. Après 22 victoires avec l'écurie japonaise, dont 4 au cours des deux années 2000 et 2001, deux victoires au Monte-Carlo en 2000 et 2001, puis au Portugal et au Kenya en 2001, Tommi rejoint Subaru et remporte une nouvelle fois le Monte-Carlo. L'équipe Mitsubishi tentera dès lors de garder l'espoir avec un autre grand pilote, Gardemeister.

Lancer WRC EVO 6.5 Portugal 2001 - 1er - Tommi Makinen/Risto Mannisenmäki
Lancer WRC EVO V  Monte-Carlo 2007 - 7e -  T. Gardemeister/J. Honkanen
Ixo
Après avoir été leader absolu depuis le début des années 90, l'équipe Mitsubishi annonce son retrait officiel des rallyes à partir de 2006, la marque traversant à l'époque de gros problèmes financiers et commerciaux. Ces problèmes entraînent d'ailleurs le départ des actionnaires européens, parmi lesquels Daimler Chrysler. La WRC 05 est donc la dernière Lancer développée exclusivement pour les rallyes. C'est à son bord que le finlandais Toni Gardemeister revient en Championnat du monde des rallyes 2007. Il prendra la septième place du Monte-Carlo. Un bon résultat puisqu'il n'avait pu effectuer que 90 km d'essais avec la voiture.

Lancer WR05 Monte-Carlo 2007 - 25e - X. Pons/X. Amigo
EVO IX Monte-Carlo 2007 - Abandon - A. Aigner/K. Wicha
Ixo
Dans le Monte-Carlo 2007, l'espagnol Xavier Pons avait comme coéquipier le finlandais Toni Gardemeister, et Amigo comme copilote. Pons connaîtra des problèmes dès le départ. Dans les deux premières épreuves chronométrées, il fut contraint de rouler avec des différents déconnectés et connut ensuite des avaries de boîte de vitesses. Il put reprendre la course mais termina qu'à la 25e position. Pons disputera ensuite les rallyes de Suède et de Norvège avec cette voiture mais devra abandonner dans le premier et termina 16e dans le second.
Toujours dans l'édition 2007 du Monte-Carlo, l'Autrichien Andreas Aigner fut contraint à l'abandon après quelques mésaventure. Dans la première spéciale, pourtant, il signa le second temps. C'est ensuite qu'il perdit du temps, après avoir abîmé une roue contre un rocher. L'incident lui coûtant 4 minutes, il se retrouve à la fin de la seconde journée à la 25e place du classement, 6e de sa catégorie. La troisième étape sera fatale au pilote, un demi-axe de transmission cédant pendant la neuvième épreuve chronométrée.

Lancer Evolution IX Ralliart 2007
AutoArt
En 2006, alors que les premiers prototypes de la prochaine lancer Evolution X commencent leur campagne de test avec camouflage (voir le concept X/Sportback), Mitsubishi dévoile une nouvelle évolution de son Evo IX, peut-être en guise d'adieu à cette génération. En provenance directe de Ralliart, division sport de la Mitsubishi UK, la nouvelle Lancer Evolution IX ne sera cependant commercialisée au départ qu'en Grande-Bretagne, avec une conduite à droite. Le reste du marché européen et américain est, en attendant, dans l'incertitude d'en recevoir une...
Pajero

Pajero 1997 Long et Court et 1999
Del Prado et Auto Art
Présenté au Salon de Tokyo en novembre 1979, il faudra attendre 1981 pour voir arriver la version définitive du Pajero sur le marché japonais d'abord, puis sur le marché mondial. Il sera importé dès 1983 en France par Sonauto. Proposé dans un premier temps en version courte, la version longue fait son apparition en 1982 au Japon, mais seulement en 1985 en France. Elue voiture de l'année en 1984, en France et en Australie, le Pajero évoluera en 1991 avec la seconde génération, au dessin plus moderne signé Keiichi Kisuna. La 3e génération sera dévoilée en 2000. Le Pajero est disponible soit en châssis court, soit en châssis long.

Suprématie sur le Dakar

En 1985, Mitsubishi remporte sa première victoire au Dakar. Ensuite, Porsche, puis Peugeot et Citroën domineront l'épreuve, mais pour un temps seulement, la marque japonaise reviendra vite sur le devant de la scène en devenant le constructeur le plus titré au Dakar. Mitsubishi est depuis 1983 sur le Dakar, année ou Andrew Cowan engagea son Pajero dans l'épreuve. 11e à la fin de cette première édition, il va donner l'impulsion à la marque qui, dès l'année suivante, va s'impliquer dans la course. Pilote officiel, Cowan va terminer 3e grâce au soutien de la marque.
En 1985, Patrick Zaniroli fait partie des pilotes alignés par Mitsubishi au départ du Dakar. il pilote la voiture n° 189, aidé par Da Silva. On retrouve également Cowan et Syers sur la n° 188, ainsi que Béguin et Maingret sur le n° 190. Les voitures sont encore très proches des Pajero de série et ne disposent pas encore des carrosseries aérodynamiques des années 90. Moins performantes sur la route que ses adversaires, le Pajero va donner toute sa puissance dans sa fonction de tout-terrain, surmontant les obstacles avec aisance.
Certains diront qu'il bénéficia de la déroute des Porsche, Range Rover, Lada et Audi, mais il prouvera par la suite que la victoire était méritée. En attendant, Mitsubishi monte pour la première fois sur la plus haute marche du podium avec Zaniroli. Cowan, de son côté, parviendra à se hisser à la seconde place. Privé de victoire jusqu'en 1992, l'épreuve étant dominée par Peugeot et Citroën, Mitsubishi reviendra en force en 1992.

Pajero 4x4 Dakar 1985 - 1er - Patrick Zaniroli/Jean Da Silva
Pajero 4x4 Dakar 1992 - 1er - Hubert Auriol/Philippe Monnet
Norev
En 1992, le constructeur japonais sort une nouvelle arme, un Pajero nouvelle génération qui n'a plus rien à voir avec les modèles des éditions précédentes. Le tranquille 4X4 est devenu une bête de course. Si le Pajero de série reçoit un V6, le préparateur SBM préfère garder, pour le Dakar, un 4 cylindres de 2,6 litres, à culasse 16 soupapes et suralimentation par turbocompresseur, obtenant alors 320 chevaux. On est loin du 4 cylindres de 140 chevaux de 1983. A son bord, Hubert Auriol et son copilote Philippe Monnet remportent l'épreuve en devançant deux autres Mitsubishi, un beau triplé pour la marque qui prend ainsi une belle revanche sur Citroën.
Depuis 1985, Mitsubishi aligne plusieurs véhicules sur le Dakar. Cette année, quatre Pajero officielles sont au départ, tous pilotés par de grands noms du raid, Shinozuka, Fontenay, Saby et Masuoka. Inscrits en T2, confrontés aux T3 (classe prototypes) plus puissants, le Pajero va une nouvelle fois faire valoir sa fiabilité. Plus endurant que sprinter, cette fiabilité va le mener vers une nouvelle victoire. Dans un Dakar très difficile, ou seules 41 voitures sur 115 engagées termineront la course, la marque nippone prend les 4 premières places, Fontenay terminant victorieux devant Shinozuka, Saby et Masuoka.

Pajero 4x4 Dakar 1998 - 2e -Shinozuka/Magen
Pajero Dakar 4x4 1998 - 1er - Jean-Pierre Fontenay/Gilles Picard
Del Prado et Norev

Pajero Dakar Evo 1999 - 4e - K. Shinozuka/H. Magne
Vitesse

Pajero Dakar 2001- 1er - Jutta Kleinschmidt/Andreas Schulz
Pajero Dakar Evo 2001 - 6e - Jean-Pierre Fontenay/Gilles Picard
Norev et Cararama
Entre Mitsubishi et le Dakar, c'est une longue histoire d'amour. En 2001, la marque japonaise en est à sa 19e participation. Au volant des six Pajero engagés, on trouve des pilotes expérimentés, comme Fontenay, Shinozuka, Masuoka, Sousa, Prieto et une sacré femme, Jutta Kleinschmidt. L'allemande, malgré le duel que se livrent Masuoka et Schlesser, saura tirer son épingle du jeu et au final, devancera les deux leaders. Première femme à remporter le Dakar, c'est une première mondiale.

Pajero PR10 Dakar 2004 - 1er - Stephane Peterhansel/Jean-Pierre Cottret
Norev et Solido
Classique au début des années 80, le Pajero Evo 2004 n'a plus rien de commun avec la version 4x4 des origines. Influencer par les prototypes Porsche ou les pures voitures de rallye comme les Peugeot 205 et 405, ou la Citroën ZX, Mitsubishi, au fil des années, s'est laissé influencer. Le Pajero piloté cette année par Peterhansel est taillé pour vaincre, profilé pour les hautes vitesses, haut sur pattes pour avaler tous les obstacles. Bernard Maingret, qui réalisa le prototype à Lyon pour la marque japonaise, a remodeler le travail d'Olivier Boulay, dessinateur de la version Evo originale de 2002. Peterhansel profitera au maximum de son véhicule pour remporter de Dakar.
Avec le succès de Luc Alphand et de Gilles Picard, Mitsubishi décroche un nouveau record avec sa onzième victoire dans ce rallye. C'est aussi la sixième victoire consécutive de la marque qui de ce fait, est loin devant les autres constructeurs. Citroën et Peugeot n'ont que quatre victoires et, de plus, ne courent plus en rallye-raid. Cette année, l'adversaire était allemand, avec Volkswagen. De Villiers et son copilote Thorner tenteront le tout pour le tout afin de décrocher la victoire, mais en vain. Ils devront se contenter de la seconde place, privant la marque japonaise d'un beau triplé. Les deux Mitsubishi battues sont celles de Roma/Magne et de Peterhansel/Cottret.

Pajero Evo II Dakar 2006 - 1er - Luc Alphand/Gilles Picard
Norev