GALERIES ET BALLADES     

Dernière mise à jour : 05/05/2010

Les Salons de Paris

1961 - 48e édition

L'adieu aux verrières !

Grand Palais - Du 5 au 15 octobre - 89 constructeurs et carrossiers
Inauguré par Charles de Gaulle, président de la République française.
Depuis sa création en 1898, le Salon de l'Auto de Paris avait toujours trouvé non loin des Champs-Elysées un cadre digne de lui. Cet évènement majeur va négocier un virage important de 1961 à 1962, puisqu'il va émigrer du Grand Palais à la Porte de Versailles.

Les étrangères

Chrysler présente un "dream car", la Turboflite
Pour les exposants comme pour le public, l'année 1961 est importante, puisque c'est celle de l'adieu au Grand Palais. Les automobiles ne reviendront plus sous les fameuses voûtes du vénérable bâtiment, chères au célèbre designer franco-américain Pat L. Marchand, qui a si bien su leur rendre hommage. Mais comme pour consoler les nostalgiques de cette bâtisse historique, les constructeurs du monde entier ont fait acte de présence avec des nouveautés en grand nombre.

Les grandes nouveautés françaises

  

Deux nouveautés, la Renault 4 L et la Simca 1000
Les constructeurs français ne sont pas les derniers à faire parler d'eux lors de ce Salon particulier. Tout d'abord, Renault présente sa 4L, qui a la lourde tâche de devoir remplacer la 4 CV en bas de gamme de la Régie. Chez Simca, c'est la 1000, la nouvelle petite voiture trois volumes, qui fait ses débuts, et qui affrontera l'Ami 6 de Citroën - au dessin signé Bertoni - pour la conquête du coeur des français. On note également l'avènement du cabriolet Peugeot 404, dessiné et fabriqué par Pininfarina à Turin. Hélas, sur une note plus triste, signalons la dernière apparition d'un stand DB au Salon de Paris. En effet, les deux associés, Charles Deutsch et René Bonnet, se sépareront peu après.

La 404 cabriolet, l'une des reines du Salon

Chez nos voisins anglais

C'est du Royaume-Uni que vient la nouveauté la plus importante du Salon. Il s'agit de l'apparition de la Mini, dessinée par Alec Isigonis pour le groupe Rootes. Avec un moteur avant transversal de 850 cm3, et les roues avant motrices, la petite Mini va rapidement connaître le succès commercial que l'on sait. La raison de cette réussite exceptionnelle tient dans l'habitabilité importante de l'auto pour un volume extérieur restreint. De plus, elle bénéficie d'un effet mode dans un premier temps, puis de nombreux succès en compétition pour ses versions Cooper. Toujours parmi les productions des constructeurs britanniques, le public peut admirer, au fil des stands, la Ford Consul 315 en version berline et en version coupé, la Lagonda 4 litres, classique en diable, et surtout la Jaguar Type E en version cabriolet. Rappelons que cette diva a alors déjà été présentée, en version coupé, au Salon de Genève en mars.

Allemagne

Côté Allemagne, pas de réelles nouveautés. Chez Porsche, on notera quelques modifications sur les modèles, comme l'agrandissement de la vitre arrière et du pare-brise de la Porsche 356, pour une meilleure visibilité. On constate également sur le modèle que la grille unique de refroidissement sur le capot a été doublée pour un refroidissement optimal.

Chiffres

Pour l'année 1961, la production française d'automobiles s'établit à 1.027.448 voitures particulières, contre 1.133.305 pour l'année précédente. Si la production était en baisse, les immatriculations étaient en hausse, avec 693.927 immatriculations de voitures particulière contre 612.961 pour le précédent exercice. En feuilletant les statistiques de 1961, on constate que Facel Vega avait produit 543 voitures, Panhard 29.746, Simca 201.621, Peugeot 193.338, Citroën 250.662 et la Régie Renault 309.734. Du côté des importations, en 1961, la France a laissé entrer 34.243 voitures allemandes, 30.672 italiennes, 13.530 autos britanniques, 2.021 américaines, sur un total de 82.044 voitures particulières importées.