CES HOMMES QUI ONT FAIT L'AUTOMOBILE     

Dernière mise à jour : 18/05/2010

    Marius Berliet - 1866/1949    

Le géant lyonnais

Né le 21 janvier 1866 à Lyon, Marius Berliet construit son premier moteur en 1894 et l'adapte sur une automobile en 1895. Quatre ans plus tard, il loue un petit atelier à Lyon et débute la construction de ses premières automobiles, dans son atelier d'abord, puis dans l'ancienne usine de la société Audibert et Lavirotte qu'il racheta à sa fermeture en 1901. En 1905, il vend la licence de production de ses voitures aux américains de l'American Locomotive Company (la locomotive sur le logo de Berliet date de cette transaction) qui produiront les Berliet sous le nom d'Alco. En plus des royalties, Marius encaisse 500.000 francs, de quoi assurer son avenir proche.

Entre 1907 et la Première Guerre, la firme étendra ses activités aux camions et Marius fondera une Ecole d'apprentis. En 1910, Berliet compte 10 succursales et son fondateur dispose d'une fortune imposante. Gage de réputation, c'est une de ses voitures qui est choisie pour être la première automobile de l'Elysée à la disposition du Président de la République. Durant la Première Guerre mondiale, Berliet se concentre sur les poids-lourds, qui deviendront la première production de l'entreprise. C'est d'ailleurs durant le conflit que cette nouvelle orientation va prendre tout son essor. Près de 25.000 véhicules vont être commandés pour les besoins de l'armée française. Les voitures sont donc abandonnées en 1939 et le dernier modèle sera la Dauphine. Au cours de la Seconde Guerre, sous l'Occupation, les usines sont réquisitionnées. A la Libération, Marius sera accusé de collaboration avec l'ennemi et sera emprisonné pendant deux ans. Dépouillé d'une partie de ses biens, il sera assigné à résidence à Cannes. Il ne sera réhabilité qu'en 1949, année de son décès. L'entreprise, qui fut confisquée et mise en gestion ouvrière, sera rendue à la famille Berliet. Marius décédé, c'est son fils Paul qui reprendra les rênes de l'entreprise avec le président en poste de l'époque, Emile Parfait.